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Nuages, lacunes et ombres : là où les séries temporelles de verger se brisent
Un suivi fiable rend visibles les observations manquantes ou estimées avant qu’elles ne deviennent du travail de terrain.
Le modèle le plus impressionnant ne peut pas reconstituer une information qui n’a jamais été observée. Dans le suivi des vergers, une série qui semble régulière peut contenir des nuages fins, des ombres de nuages, des artefacts de bord, des pixels saturés ou une longue lacune masquée par une interpolation lisse. Donner le même poids à toutes les dates crée une continuité artificielle, surtout dans les régions où la période la plus importante est aussi celle qui compte le plus de nuages.
Un flux Sentinel-2 sérieux commence donc par la réflectance de surface, la classification de scène, la probabilité de nuage et l’enregistrement de la proportion de parcelle qui a survécu au masque. La collection de probabilité de nuage d’Earth Engine fournit une probabilité par pixel et décrit comment la joindre aux images de réflectance ; les produits Copernicus Level-2A comprennent également la couche SCL et les sorties de correction atmosphérique. Après le masquage, on peut utiliser des composites de dix jours, une interpolation temporelle ou un lissage de Savitzky–Golay, mais chaque choix doit conserver la différence entre une valeur observée et une valeur estimée. L’étude de 2026 sur la floraison des amandiers est instructive : elle a agrégé les indices à l’échelle du verger, lissé les courbes et validé les dates avec des caméras accélérées. Voir la documentation Level-2A de Copernicus, S2 Cloud Probability et Lauterman et al..
Lorsque l’observation est trop faible, le silence vaut mieux qu’une carte qui semble certaine. Un résultat destiné au terrain doit indiquer le nombre d’observations valides, la portion utilisable de la parcelle, la part de la courbe interpolée et la durée de la fenêtre de comparaison. Sentinel-1 peut aider pendant les lacunes optiques, mais la fusion radar-optique introduit ses propres problèmes de calibration et d’interprétation. L’objectif technique n’est pas de supprimer l’incertitude ; c’est de la rendre visible avant qu’elle ne devienne une visite que l’on ne peut pas justifier.